18 mai 2009
What Else?
Les initiés l'appellent EBM. Je dirai juste que le seul E.B.M.* que je cautionne est celui qui est le sous-genre industriel né en Belgique il y a quelques années déjà. 30 ans plus tard, les vrais instruments existent toujours, les concerts live avec des gens également. J'ose espérer qu'il en sera de même pour les livres, les vrais...
*Il y a vingt ans, en inscrivant les mots « Electronic Body Music composed and performed by Front 242 » (prononcez 2-4-2) sur la pochette du disque « No Comment », ce quatuor belge, enfant de Kraftwerk, Wire et Fad Gadget, inventait sans le savoir le nom de la musique qu’il avait lui-même initiée : l’Electronic Body Music (EBM). (Paru dans Technikart n° 71)
22 octobre 2008
XO2
Un portable dont le principe rejoint ce que je disais ce matin : La fonction ebook de l'XO2 pourrait gagner d'autres netbooks.
Manipulation de lecteurs
Le titre du dernier Tour de toile du BBF a attiré mon attention : Du silence et de l'autodafé et une partie de son contenu m'a fait bondir : (...) Enfin on signalera que Daniel Garcia, journaliste à Livres Hebdo et Hervé Bienvault, enseignant à l’IUT de Bordeaux-III, ferment leurs blogs respectifs sur le livre électronique, estimant que l’objet est arrivé à maturité et souhaitant ainsi orienter leur attention sur d’autres sujets.
Alors là, je ne suis pas du tout d'accord avec cette affirmation : le livre électronique n'est pas arrivé à maturité.
Il n'a, à mon avis, qu'un avenir en tant que terme regroupant les formats de fichiers lisibles par des lecteurs quels qu'ils soient mais pas en tant que lecteur physique. Pourquoi? Tout simplement parce que ce qu'un livre électronique fait, un ordinateur ou un gsm de nouvelle génération le fait déjà : il permet de lire, d'annoter,... les pdf, ePub et autres formats de fichiers plus ou moins obscurs. Alors, on va me dire que le format n'est pas le même, que la luminosité de l'écran est différente,... Je suis tout à fait d'accord et justement : il fait la même chose qu'un livre, qu'un iPhone ou qu'un ordinateur* portable en moins bien.
Tout comme les Psions, Palms et autres agendas électroniques de première génération, la lecture de livres électroniques est un des services proposés par nos ordinateurs portables et gsm full screen actuels. Il y a quelques années, un homme moderne se trimbalait avec un grand gsm, un agenda électronique volumineux, un encombrant appareil photo numérique d'1.3 mégapixels à piles AA et un énorme et lourd ordinateur portable. Aujourd'hui, on a tout dans un seul appareil. Pourquoi, dès lors, s'encombrer d'un truc totalement inutile et payer pour un objet qui même avant son lancement était déjà dépassé? Les multinationales ont en fait décidé de ne pas offrir de logiciel aussi bien pensé pour nos ordinateurs et gsm. C'est tout!
Non Daniel Garcia, non Hervé Bienvault, le livre électronique n'est pas encore arrivé à maturité car, dans son cas, l'arrivée à maturité coïncidera avec le jour où - à l'instar des Palm et iPhone - il proposera à ses heureux propriétaires de prendre des photographies, de trouver sa route, de téléphoner, de jouer à MarioKart, etc. Heureusement, le Sony reader permet déjà de lire les mp3, jpg et d'autres formats basiques, nous ne sommes donc pas loin de la maturité annoncée.
Entre un iPhone à 400€ et un reader au même prix, il n'y a pas photo!
Le raisonnement pourrait être inversé car il est vrai que le nouveau Sonyreader est assez séduisant. Dommage qu'il ne soit pas aussi un vrai ordinateur. Le portable du futur? Peut-être que oui mais pas uniquement le livre du futur!!!
Regardez cette vidéo, faites-vous votre propre opinion. L'écran me fait penser au premier Mac portable mais ça, c'était il y a 15 ans si mes souvenirs sont bons...

Le palm que j'avais il y a un peu plus de 5 ans
et le tout nouveau reader de Sony...
Tout est tellement triste et austère dans ce livre électronique! On est très très loin des appareils sexy qui inondent le marché actuellement. Bien sûr, dans la tête des concepteurs de ce produit, livre est probablement synonyme d'ennui. A l'instar de l'image que ces informaticiens ont du bibliothécaire ou du fonctionnaire probablement.
Pour ceux qui souhaiteraient quand même dépenser leur argent dans cette nouvelle technologie, le blog lectures numériques nous offre un comparatif de ce qui existe sur le marché ici.
Enfin, parler de livre pour un tel objet est aussi aberrant que de parler de librairie pour un lieu où on vend du tabac, des cartes de vœux, des tickets de loterie et de torchons hebdomadaires.
* Note pour mes amis français : dans certaines parties de la Belgique, lorsqu'on parle de portable, on parle d'un éléphone portable (mobile, gsm,...) et pas d'un PC portable.
28 août 2008
e-arnaque
Kindle ne me faisait déjà pas b.... mais voici que Transnets confirme une de mes craintes : certains livres Kindle sont plus chers que le même livre dans sa version papier. Qui dit électronique ne dit pas nécessairement moins cher. Alors, à quoi bon? La loi de l'offre et de la demande ne peut, à elle seule justifier cela. Et un argument de plus pour les gens qui sont contre. UN!

Cliquez sur l'image pour accéder à mon post précédent consacré au Kindle © Amazon.com
25 août 2008
Autodafé thermique
Qui a dit que les livres électroniques n'avaient pas d'odeur? Une chose est certaine, leur température de combustion est variable contrairement aux vrais livres qui brûlent à 451°F.
There is no future for e-books because they are not books.
E-books smell like burned fuel.
Source : Sci-Fi Shocker: Ray Bradbury Wrong On Future Of Electronic Books / Alexander Wolfe
14 août 2008
eBook
La Desperate Librarian Housewive a posé une question - photo prise au Musée Champolion à l'appui - à laquelle je me devais de répondre :
C'est un signe : l'entrée d'un reader dans un musée ?

© Desperate Librarian Housewife
Un signe de quoi? Je ne sais pas mais ce qui est certain c'est que les livres électroniques - rien que le simple fait d'associer ces deux mots me fait mal - feront un jour leur entrée dans d'autres musées mais quel en sera l'intérêt? L'écran restera éteint, on ne pourra pas parcourir leur contenu. De plus, à la vue d'un tel objet, mes pupilles resteront insensibles alors qu'un vieux parchemin, une tablette cunéiforme... auraient plutôt tendance à les rendre folles.
"Quand je pense à Fernande..." *
Eh bien moi, quand je vois ça
... je ne bande pas!
*Fernande in : Les copains d'abord [Enregistrement sonore] / Georges Brassens, chant, guit.. - Paris : Polygram. Division Phonogram, 1989. - 2 disques compacts ; 12 cm
Texte des chansons. - EAN 0042283870222

