11 avril 2009
Futures traverses
Babel encore et toujours.
Cette fois, il s'agit du nom de l'âne qui accompagnera notre héros-lecteur. Un lien et une date à partir desquels je les suivrai avec plaisir.
08 avril 2009
Lecture (suite)...
... de Lecture (clic).
"Il y a ce que l'on sait, et il y a ce que l'on ignore" André Gide
Je tiens à remercier Tatum pour ses mails et pour l'échange téléphonique qui suivit. Je dois dire qu'il a réussi à m'intriguer et que l'ennui est en train d'être remplacé par une forte envie d'en savoir plus et donc de me replonger dans ce livre.
Voici un morceau choisi du message qu'il m'a envoyé en réponse au post "Lecture" :
(...) (1) après coup (après le film, après la Palme d'Or, après les polémiques sur le film), on peut avoir l'impression que le livre a été encensé par la critique... Je ne suis pas sûr du tout que ce fût vraiment le cas. Critique au Cahiers, musicien post-punk, instituteur en rupture de consensus, Bégaudeau avait plutôt tout pour qu'on le déteste (jadis). Pas vraiment ce que tu appelles quelque part "des produits grand public".
ELM faisait partie de ces livres qui sont "globalement défendus" -- par les gens qui l'avaient lu (avant le film, toujours), mais il n'appartenait pas à ce corpus de dix ou vingt livres par mois que personne ne lit et que tout le monde feint de connaître pour pouvoir en dire du bien... ou du mal, selon le sens du vent.
(2) une pétasse est bel et bien une pute. Trésors de la langue française :
PÉTASSE 1, subst. fém.
Arg. ou vulg. [Empl. le plus souvent comme injure] Prostituée débutante ou occasionnelle, femme facile. Sal' pétasse. Bonne à tout faire et propre à rien (BRUANT 1901, p.266). Il courtisait la patronne et disait: «Ce n'est pas une ménesse, ce n'est pas une pétasse. Exactement, une moukère» (DUHAMEL, Désert Bièvres, 1937, p.219).
Prononc.: [petas]. Étymol. et Hist. 1878 «prostituée» (RIGAUD, Dict. jargon paris.). Dér. de péter*; suff. -asse*, avec infl. de pute*, putasse*. Bbg. CHAUTARD Vie étrange Argot 1931, p.137. RADTKE (E.). Typologie des sexuell-erotischen Vokabulars [...]. Tübingen, 1979, p.117.
Dans la scène à laquelle tu fais allusion, il me semble que l'élève a donc raison contre le pauvre prof., qui ne conteste pas le sens du mot, mais conteste avoir VOULU la traiter de pute. Je te dis ça de mes mouares. Cette seule scène élargit très nettement le "champ" du livre, qui n'est pas simplement un pleurnichoir sur cette-pauvre-langue-française que les gosses n'ont de cesse que d'esquinter (pas seulement ceux des banlieues, comme tu le dis justement, d'autant que Bégaudeau enseignait à Paris).
(Rappelons aux gens qui déplorent la dégradation permanente et quotidienne de notre "belle langue" est plus le fait des guignolos de la presse rock et culture, des attachés de presse de tout poil, les publicitaires, des enseignants flemmards, des démagogues communicants des partis politiques (surtout de gauche, bien sûr) et de l'ensemble du corpus socio-cul de ce magnifique XXIe siècle en devenir qui travaillent de manière délibérée à la déglinguer, cette langue (pour des motifs variés)... tu le sais aussi bien que moi... beaucoup plus que ces pauvres "jeunes" qui ont bon dos. Là-dessus, Bégaudeau et moi sommes d'accord. Son livre s'interrogeant beaucoup plus sur l'échec du prof (lui ?) (et, donc, du père, du bibliothécaire, du curé, etc.) à transmettre la langue et la culture qui va avec, que sur le mal-parler et le mal-savoir des élèves.(...)
09 mars 2009
Lecture
Ces jours de déconnexion m'ont laissé le temps de lire plus qu'à mon habitude. Je ne compte pas faire ici de la critique littéraire et vous saouler avec ces lectures mais trois livres ont néanmoins retenu mon attention. Deux m'ont étonné, le premier négativement et le deuxième positivement. Quand au troisième, j'ai tout de suite su que ce serait un réel coup de foudre.
Petite info avant d'écrire les lignes qui suivent : le site Fais mes devoirs.com vient de fermer ses portes...
1. Entre les murs / Bégaudeau
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai arrêté la lecture d'un livre par ennui. Eh oui, ce livre encensé par la critique m'a ennuyé à un point tel que je l'ai refermé à la page 138. Je croyais que cet ouvrage allait me parler de la langue française et peut-être même m'apprendre des choses. Rien de tout cela! Je n'y ai trouvé que ce que je ne connais que trop bien et qui me fait peur à chaque fois que j'arpente les rues des grandes villes : la mutation par le bas de notre belle langue. On sait bien que les jeunes - et pas seulement ceux des banlieues - ne savent plus s'exprimer comme on souhaiterait qu'ils le fassent, on sait bien que beaucoup aimeraient apprendre et que l'histoire décrite dans ce livre existe, on sait tout ça.
Si, les films des frères Dardenne vous ennuient au plus haut point car, par exemple, ils sont encrés dans votre réalité ;
Si, le fait de lire que des ados ignorent que "leur" n'est pas un verbe, que certains ne connaissent pas la signification du mot "péjoratif" et que pour d'autres "pétasse" signifie prostituée ne vous étonne pas ; ne lisez pas ce livre et ne regardez pas leurs films car c'est tout ce que j'y ai trouvé. Je ne suis pas rentré dedans et ne me suis pas laissé envahir par le pathos dans lequel ils baignent.
C'est à mon grand étonnement que j'ai préféré l'ouvrage qui suit. Étonnement car son auteur est souvent critiqué, étonnement car le sujet n'était pas censé me plaire - le 9-11 n'est pas vraiment un le type de sujet qui m'intéresse - , étonnement car je ne sais toujours pas exactement ce qui m'a poussé à acheter ce livre plutôt qu'un autre (si ce n'est l'envie de lire un livre de cet auteur qui, comme Amélie ou Houellebecq ne laisse pas indifférent le grand public dont je fais partie).
2. Windows on the World / Frédéric Beigbeder
En postant cette couverture, je viens de réaliser que c'est l'image de cet avion qui, inconsciemment, m'a poussé à choisir cet ouvrage plutôt qu'un autre de Beigbeder.
Je disais donc que j'avais été étonné.
Etonné de lire ces 369 pages d'une traite sans ennui.
Etonné par les références de cet homme qui, dans leur grande majorité, font partie de mes incontournables.
Enfin, j'ai été étonné par les larmes qui ont surgi sans prévenir alors que, dès le début, on connait l'issue finale. Rien que pour ça, je tire mon chapeau à ce nouvel-ex-chroniqueur de Voici! Comme disait Sébastinou il y a quelques semaines (le podcast du Close-Up se trouve ci-dessous pour ceux qui souhaiteraient écouter les délires que je me tape chaque matin après la très sérieuse chronique de ce cher Paul Hermant), moi aussi j'aimerais être un peu moins bankable*.
Close up / Sebastien Ministru du 12/02
3. La double vie de Vermeer / Luigi Guarnieri
Vous aimez la peinture, les histoires vraies de faussaires et les livres bien écrits (nous ne sommes pas pour autant en face d'une œuvre qui ne pourrait se lire que pour la qualité de son écriture) et bien documentés? Ce livre est alors fait pour vous. Je l'ai adoré de la première à la dernière page. Je crois qu'il n'y a rien à ajouter si ce n'est qu'il parle aussi d'une sorte particulière de vengeance. Merci pour le voyage cher Luigi.
*Il parlait du retour de Beigbeider dans les colonnes de Voici.
14 janvier 2009
424. Une carte postale représentant la fondatrice d’un musée de figures de cire
Extrait de l'exposition d'amour de Francis Orme :

L'observatoire : roman / Edward Carey ; trad. de
l'anglais par Muriel Goldrajch. - Paris : Phébus, 2001. - 391 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm. -
(D'aujourd'hui. Étranger, ISSN 1157-3899)
. - Trad. de : Observatory mansions. - ISBN 2-85940-781-2
Extrait de l'exposition d'amour de Francis Orme :
408. Un médaillon de saint Christophe.
409. Une paire de bretelles à rayures multicolores.
410. Une plume d’autruche.
411. Un casque de soldat.
412. Un flacon d’arsenic.
413. Des esquisses préliminaires faites par un peintre.
414. Une lame de scie circulaire.
415. Une spatule de sculpteur.
416. Un porte-mine en argent.
417. Des moules pour une tête en cire.
418. Plusieurs mèches de cheveux blonds
419. Un pied en cire.
420. Un œil de verre.
421. Un serre-tête en soie.
422. Une machine à compter les billets de banque.
423. Plusieurs mèches de cheveux bruns.
424. Une carte postale représentant la fondatrice d’un musée de figures de cire.
425. Un kaléidoscope.
426. Une photographie en noir et blanc (un portrait de famille).
427. Une paire de gants de cuir noirs.
428. Un paquet de cigarettes (non entamé).
429. Une dent d’engrenage métallique.
430. Une bouillotte.
431. Un plan d’architecte.
432. Un lot de boîtes d’allumettes (toutes vides).
433. Plusieurs mèches de cheveux roux.
434. Une rose fanée.
435. Un trophée provenant d’une compétition sportive.
436. Un bracelet en argent.
437. Un arc et une flèche.
438. Une poire en cire.
439. Une paire de lunettes à monture d’écaille.
440. Un imperméable d’enfant.
441. Une laisse de chien.
442. Une touche de piano.
Au fait, les Bruxellois sont OBLIGES d'y aller... de ma part.
l'Observatoire
Oyez oyez!
On l'a vu à Spa ;
on a adoré ;
ce sont des amis ;
pourquoi, dès lors ne pas faire leur pub?
Cette fois, c'est en février, à Bruxelles, mais il n'est jamais trop tôt pour bloquer les dates.
Sans vouloir faire de la promo abusive, n'hésitez pas à réserver car la salle n'est pas bien grande...
Et puis, diffusez allègrement, hein!
Plus on est de fous...

L’Observatoire / d’après Edward Carey
Les 26-27-28 février 2009 à 20h30
A la Maison des Cultures de Saint-Gilles
120 Rue de Belgrade 1060 BRUXELLES
Infos & réservations: Cie VillaRosa 0497/403 244
Tarif: 10€ (prix plein)/ 8€ (habitants de Saint-Gilles)
Le manoir de l’Observatoire, propriété de la famille Orme, aristocrates déchus et désargentés, est aujourd’hui devenu un immeuble d’appartements en décrépitude, abritant des personnages biscornus semblant surgir d’un passé proche mais néanmoins déjà révolu. Murés dans une solitude impitoyable, ils ont depuis longtemps cessé de communiquer tout en s’épiant à travers les portes entrouvertes de leurs appartements. Jusqu’à l’arrivée impromptue d’une nouvelle résidante…
Conte de fées décadent, drame social et comédie burlesque, L’Observatoire vous invite dans un monde insolite au ton singulièrement décalé.
Mise en scène et adaptation : Irma Buiatti, Laurence Mons
Scénographie : Valérie Leclercq
Univers sonore : Aurélie Ehx et Vincent Oury
Distribution : Hazel Carrie, Céleste Cultrera, Nella Sardella, Olivier Verlynde, Alexandre Vermaut
Une coproduction de la Cie VillaRosa et du Foyer culturel de Sprimont. Avec le soutien de Cera, du S.E.A.C./A la Courte Echelle, du Service Culture de la Province de Liège, du Service de la Culture de Saint-Gilles et de la Maison des Cultures.
26 décembre 2008
Léon et Nadine*
Le commissaire Léon, un flic qui - malheureusement - n'existe pas réellement.

Madame Édouard / Nadine Monfils. - Paris :
Vauvenargues, 1999
. - 249 p.
: couv. ill. en coul. ; 18 cm. - (Le commissaire Léon. ; 1)
ISBN 2-7443-0329-1
P.13
Léon se calma. C'était peut-être un plaisantin comme il y en avait un paquet, qui passait son temps à emmerder les poulets. Mais bon, fallait vérifier.
Si ce que le gugusse avait raconté était vrai, Babelutte n'aurait pas son paletot pour l'hiver!
Le commissaire Léon s'était mis au tricot quand il avait arrêté de fumer. C'était le seul truc efficace qu'il avait trouvé pour s'occuper les mains sans replonger dans la nicotine. Et bizarrement, cette activité "honteuse" avait eu sur lui un effet zen! Quand Léon tricotait, il se sentait envahi par une sorte de bien-être proche du nirvana. Et c'est ainsi qu'il avait pu dénouer bon nombre d'énigmes. Le tricot était devenu une passion pour Léon, d'autant plus forte qu'il ne pouvait s'y adonner qu'en cachette. Quiconque aurait découvert son secret, il serait devenu la risée de tout le quai des Orfèvres!
P.195
- Rien trouvé. Le concierge ne l'a plus vue depuis samedi dernier. Quel porc celui-là ! Figure-toi qu'il s'était coincé des frites dans les bretelles!
- Hein ?
- Une dizaine de frites bien grasses de chaque côté! De temps en temps en me parlant, il en tirait une et la mangeait ! Pour ça, il a été poli, le garçon ! Il m'a même demandé si j'en voulais une ! A part ça, il m'a donné le courrier. Des pubs, une lettre de la mère qui raconte des banalités et une carte postale de Suisse, genre « on est en vacances et tout va bien ». Des clous, quoi !
*Petite allusion au duo de choc qui sévit chaque premier samedi du mois à Flémalle...
25 décembre 2008
Autodafé chinois
Un réel coup de foudre pour ce livre qui nous parle de la Chine de Mao, d'une valise, de violon,s de livres, de cinéma, de médecine, de rééducation, de Balzac et d'Edmond Dantès et, enfin, d'autodafés.

Balzac et la petite tailleuse chinoise / Dai Sijie. -
[Paris] : Gallimard, 2001
. - 228 p. : couv. ill. en coul. ; 18 cm. - (Collection
Folio ; 3565)
ISBN 2-07-041680-1
P. 65
Souvent, après minuit, on éteignait la lampe à pétrole dans notre maison sur pilotis, et on s'allongeait chacun sur son lit pour fumer dans le noir. Des titres de livres fusaient de nos bouches, il y avait dans ces noms des mondes inconnus, quelque chose de mystérieux et d'exquis dans la résonance des mots, dans l'ordre des caractères, à la manière de l'encens tibétain, dont il suffisait de prononcer le nom, « Zang Xiang », pour sentir le parfum doux et raffiné, pour voir les bâtons aromatiques se mettre à transpirer, à se couvrir de véritables gouttes de sueur qui, sous le reflet des lampes, ressemblaient à des gouttes d'or liquide.
- Tu as déjà a entendu parler de la littérature occidentale? me demanda un jour Luo.
- Pas trop. Tu sais que mes parents ne s'intéressent qu'à leur boulot. En dehors de la médecine, ils ne connaissent pas grand-chose.
- C'est pareil pour les miens. Mais ma tante avait quelques bouquins étrangers traduits en chinois, avant la Révolution culturelle. Je me souviens qu'elle m'avait lu quelques passages d'un livre qui s'appelait Don Quichotte, l'histoire d'un vieux chevalier assez marrant.
- Et maintenant où ils sont, ces livres?
- Partis en fumée. Ils ont été confisqués par les Gardes rouges, qui les ont brûlés en public, sans aucune pitié, juste en bas de son immeuble.
---
P. 74
Je décidai de copier mot a mot mes passages préférés d'Ursule. C'était la première fois de ma vie que j'avais envie de recopier un livre. Je cherchai du papier partout dans la chambre, mais ne pus trouver que quelques feuilles de papier à lettres, destinées a écrire a nos parents.
Je choisis alors de copier le texte directement sur la peau de mouton de ma veste. Celle-ci, que les villageois m'avaient offerte lors de mon arrivée, présentait un pêle-mêle de poils de mouton, tantôt longs, tantôt courts, à l'extérieur, et une peau nue à l'intérieur. Je passai un long moment à choisir le texte, à cause de la superficie limitée de ma veste, dont a peau, par endroits, était abîmée, crevassée. Je recopiai le chapitre où Ursule voyage en somnambule. J'aurais voulu être comme elle : pouvoir, endormi sur mon lit, voir ce que ma mère faisait dans notre appartement, à cinq cents kilomètres de distance, assister au dîner de mes parents, observer leurs attitudes, les détails de leur repas, la couleur de leurs assiettes, sentir l'odeur de leurs plats, les entendre converser...
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P. 207
Chaque fois que je pense a lui, je me souviens d'une anecdote qu'on m'a racontée : un jour, les Gardes rouges fouillèrent sa maison, et trouvèrent un livre caché sous son oreiller, écrit dans une langue étrangère, que personne ne connaissait. La scène n'était pas sans ressemblance avec celle de la bande du boiteux autour du Cousin Pons. Il fallut envoyer ce butin à l'Université de Pékin pour savoir enfin qu'il s'agissait d'une Bible en latin. Elle coûta cher au pasteur car, depuis, il était forcé de nettoyer la rue, toujours la même, du matin au soir, huit heures par jour, quel que fût le temps. Il finit ainsi par devenir une décoration mobile du paysage.
Il ne me reste plus qu'à voir le film.

L'acteur Ye Liu dans le rôle du narrateur Ma
11 novembre 2008
Argot
Ce 11 novembre est l'occasion de relayer un conseil lecture** :
Voici quelques découvertes pour vous mettre en appétit :
Gruyère = Pied
La paroisse = Les copains
Marquise = Dame de la Croix-Rouge
Popote = Réunion des officiers
Reniflante = Chaussure
Sauce = Essence ou gaz
Tire-jus = Mouchoir
*1914 / Tardi, Verney. - [Bruxelles] ; [Paris] :
Casterman, 2008. - 1 vol. (non paginé [20] p.)
: ill. en noir et en coul. ; 42 cm. - (1914-1919)
ISBN 978-2-203-01740-5
**L'argot de la guerre : d'après une enquête auprès des officiers et soldats / Albert Dauzat. - Paris : A. Colin, DL 2007. - 1 vol. (276 p.) ; 18 cm.
La couv. porte en plus : "Les mots qu'ils nous ont laissés en héritage". - Lexique. - ISBN 978-2-200-34772-7
Sans Gorian Delpature et l'émission Mille-Feuilles, je n'aurais peut-être jamais découvert cette réédition. Merci donc à la RTBF et à ses merveilleux journalistes!!!
19 octobre 2008
Petites annonces
A mon tour d'utiliser un style qui est presque passé inaperçu sur le blog de Tatum :

Plus d'infos ici : http://tex242.canalblog.com/
et ici : http://myworld.befr.ebay.be/tex_242
18 octobre 2008
Traverses de lecture 13

In : Design Humor : The Art of Graphic Wit / Steve Heller © Seymour Chwast
Merci à la liste de partage de Nadine







