Gothic SENEBRUS

Lieu de passage entre Tlön et Urbicande...

30 juillet 2009

1.45.9

090622042734569697Avec l'arrivée du Voocorder à la maison, j'ai enfin l'occasion de regarder une de mes émissions préférées (eh oui, il n'y a pas que mon épouse, les livres, les bibliothèques, la musique, le cinéma et les vieilles pierres dans ma vie) : Top Gear (la seule émission sur les bagnoles que même les non-amateurs peuvent apprécier tant le ton est décalé par rapport à ce qui se fait ailleurs). Et lorsqu'une passion en rejoint une autre, ça donne ça (Pour info : Brian's lap débute à la 56e seconde de la 6e minute) :



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08 mars 2009

Cupertino

pyramide_ap*

Bill 83 a son blog! On y parlera probablement de mal-bouffe, de Chine ou de foot (eh oui, personne n'est parfait) mais on risque plus que probablement d'apprendre en découvrant l'Univers passionnant de mon plus vieil ami...

Au plaisir de te lire.
cup
http://cupertino.canalblog.com/

* ©Nouvelle pyramide de l'USDA

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30 octobre 2008

Contagion

Il y a des jours où l'actu me confirme qu'au Nord et au Sud, nous n'avons pas les mêmes valeurs. Enfin, je ne pense pas que ça soit contagieux mais une fois de plus, l'image du Belge en a encore pris un coup.

La chaîne de télévision belge VRT déprogramme une émission sur le plat préféré d'Adolf Hitler*

BRUXELLES — La chaîne de télévision publique belge VRT a annoncé lundi sa décision de déprogrammer une émission sur le plat favori d'Adolf Hitler.

La chaîne publique a estimé que l'épisode sur les goûts culinaires de Hitler soulevait une question "trop sensible" pour être diffusée mardi et ne rentrait pas dans le cadre de la série "Plat préféré", décrivant les mets favoris de célébrités.

Le maître-queux flamand Jeroen Meus, qui présente la série, avait jusqu'à présent évoqué des sujets moins polémiques, comme les plats préférés de Freddie Mercury, Maria Callas ou Salvador Dali. Le cuisinier n'a pas voulu "humaniser ou, pire, glorifier Adolf Hitler",a souligné la VRT. Meus s'était rendu à Berchtesgaden dans les Alpes bavaroises (sud de l'Allemagne) où Hitler avait installé ses quartiers, pour y cuisiner son plat favori, la truite sauce au beurre.

Le magazine juif d'Anvers Joods Actueel, qui a révélé l'affaire, s'est félicité de la décision de la VRT de déprogrammer l'émission, tout en déplorant que la chaîne ne se soit pas posé la question plus tôt. "Le problème est de parler d'Hitler dans une émission culinaire, sans aucun rappel historique", a noté Michael Freilich, rédacteur en chef de Joods Actueel.

*Source : Un peu partout sur le web et ici en l'occurrence.

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29 octobre 2008

Autodafé de lombrics

Je connaissais déjà le lombricompostage mais je dois avouer que l'autodafé de lombrics, je n'y avais pas encore pensé. Le belge Eric Van Hove a exposé un Autodafé de ce type. Voici le concept tel qu'il fut présenté dans le cadre de l'exposition Into the Atomic Sunshine qui se tint au mois d'août 2008 à Tokyo :

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La pièce proposée consista en un autodafé de lombrics : nourrir ces organismes archaïques de photocopies de la Constitution Japonaise (omettant l'article 9), écrite sous l'occupation d'après guerre par des avocats Américains. Le son produit par la digestion de ces pages contestées (qui étonnamment ressemblent au crépitement d'un feu) fut enregistré et retransmit live sur les ondes radio locales, évoquant peut-être en cela la voix d'outre tombe d'Hirohito le 15 Août 1945.

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Le son produit par la digestion de ces pages contestées ressemble étonnamment au crépitement d'un feu

Certains anonymes auront par ailleurs prit l'initiative d'offrir aux vers leurs propres réflexions sur le sujet, inscrites sur des bouts de papier, donnant par la même une dimension cathartique à la proposition. Dans la tradition Shintoïste, les prêtres pratiquent parfois un autodafé appelé お焚き上げ (otakiage), littéralement "donner au feu".

Dans la Grèce antique, les livres du sophiste Protagoras furent brûlés sur la place publique d'Athènes. Les empereurs Romains usaient régulièrement d'autodafés, tout comme le Pape Gregory IX, qui en 1242 jeta un chariot entier de volumes du Talmud Juif dans le feu à Paris. Au 14eme siècle, les prédicateurs Européens organisèrent le "bûcher de vanité" (Sandro Botticelli y jeta d'ailleurs lui-même quelques unes de ses peintures) où la littérature dite immorale fût détruite, sans parler des brasiers fréquemment orchestrés par les Nazi. L'autodafé le plus célèbre à l'Est semble être le 焚書坑儒 (brûler les classiques Chinois et enterrés vivants les érudits Confucéens) ordonné par le Premier Empereur de Chine, Qin Shi Huan (秦始皇 / Shin-no-Shikoutei en Japonais) en 213-212 BC.

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Une intéressante interview de l'artiste publiée sur le site du magazine japonais shift permet de mieux comprendre pourquoi un belge s'intéresse et donne son avis sur un article de la constitution japonaise. Le site de l'artiste permet également de comprendre que cet autodafé était à la base un projet plus terre à terre visant à aider les riverains d'un marché aux légumes à apprendre à recycler leurs déchets organiques. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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26 octobre 2008

Autodafé RTB-éen

La RTBF a (ou va)-t-elle brûler une partie de ses archives? Tout porte à la croire. A une époque où il suffit de 48 heures à l'état pour trouver des millions pour sauver nos banques, on ne trouve pas d'argent pour sauver notre mémoire collective!

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Tout ça ne nous rendra pas la Belgique / Philippe Dutilleul © RTBF

Pour un droit de regard des auteurs sur les archives de la RTBF

Mercredi 9 juillet 2008 - LE SOIR - Carte blanche

Elisabeth Burdot, Christian Bussy, Paul Danblon, André Dartevelle, Philippe Dasnoy, Josy Dubié, Frédéric François, Jean-Jacques Jespers, Jacques Laurent, Jean-Jacques Péché, Denise Vindevogel, Françoise Wolff

Anciens journalistes-réalisateurs-producteurs de la RTBF

 

Nous sommes un groupe d’« auteurs », d’anciens journalistes-réalisateurs-producteurs de la RTBF : nous avons appris que les archives de la RTBF accumulées depuis 78 ans pour la radio, 55 ans pour la TV, vont être transférées en Wallonie, numérisées par une société anonyme, dont la Région wallonne, la RTBF et la Communauté française seront actionnaires, puis commercialisées : la RTBF conservera un droit d’usage sur ses sites et ses antennes.

Si nous nous félicitons qu’une solution globale soit apportée à la sauvegarde de ce patrimoine commun, en train de se dégrader, ce projet contient des aspects qui nous interpellent.

Tout d’abord, le manque d’information des premiers intéressés. Alors que ces archives sont un trésor universel, l’histoire en images et sons de notre société et du monde vus par nous, qu’il appartient à la collectivité qui l’a financé, la négociation pour aboutir à cet accord a été menée en toute discrétion entre la RTBF et la Région wallonne. Les partenaires viennent de finaliser leur accord en quelques jours. La Communauté française de Belgique, qui est l’autorité publique dont dépend la RTBF légalement et financièrement, n’a été admise qu’en dernière minute. Et nous qui avons conçu les programmes tout au long de ces décennies, n’avons jamais été consultés ni de près, ni de loin et rien n’indique que la chose est simplement envisagée.

D’autres points noirs nous renforcent dans la certitude que ce partenariat doit être élargi à d’autres points de vue, bref, qu’il faudrait négocier avec tous ceux que cette opération concerne de près.

Entre 50 et 70 % des archives seraient conservées et numérisées. Mais qui procédera à ces choix ? Se feront-ils en dehors de ceux qui les connaissent le mieux ? 50 %, cela veut dire qu’on met sur le côté un film sur deux, une bande magnétique sur deux. C’est peu acceptable même si le coût de la numérisation, le fait de copier sur bandes numériques les programmes existants sur les vieux supports, film-pellicule, disque vinyle, bande magnétique, bande vidéo ancienne, est important… Ce n’est pas une raison suffisante : il vaudrait mieux évaluer d’abord la valeur culturelle des archives.

De plus, pour la TV, le maître critère serait la possibilité de réutilisation des archives dans des sites web construits autour de grands anniversaires ou de thématiques grand public (mai 68, les guerres mondiales, l’Expo 58…) Sans rejeter l’intérêt de ce type d’usage, il nous semble réducteur d’en faire la référence principale. D’autres critères devraient entrer en jeu, l’intérêt historique, culturel, social, esthétique. De quoi s’agit-il finalement ? Parlons-nous vraiment d’archives, donc de documents d’une grande portée pour l’histoire de notre pays et des médias de masse du XXe siècle ou d’images indifférenciées destinées à alimenter des sites et des ventes ? Si ces archives couvrent tous les domaines d’activité d’une société, travail, loisirs, variétés, sports, culture, politique, arts… elles contiennent aussi des chefs-d’œuvre audiovisuels ou radio sous forme de reportages ou de documentaires sur le vécu des gens, les convulsions du monde, les artistes et les formes d’art contemporaine, les spectacles, les luttes sociales, etc. De tels documents méritent un sauvetage intégral et même des éditions en DVD.

Nous proposons aux autorités impliquées dans la négociation, d’intégrer dans le mécanisme de tri et de choix des archives, les auteurs, et d’abord ceux de la RTBF, qui connaissent intimement les programmes et les services producteurs, qu’ils ont servis pendant leur carrière. Leur regard permettra d’éviter des erreurs et des pertes irrémédiables. Ils pourront le mieux accompagner la restauration de leurs films ou de ceux de leur ancien service.

Nous suggérons qu’une structure accueillant des auteurs – comité, commission, peu importe – soit prévue par les statuts de la future société et instaurée avec voix délibérative. Elle pourrait statuer sur les choix avant la numérisation et veiller aussi au respect des droits des auteurs, patrimoniaux (c’est-à-dire financiers) et moraux. Comme les auteurs confient souvent la gestion de ces droits à des sociétés d’auteurs, les représentants de la Scam-SACD devraient siéger dans cette structure, de même que ceux de la Communauté française. Devraient y figurer aussi des experts belges et étrangers.

Car, c’est un secret de polichinelle, la question des droits sur ces milliers d’heures de programmes n’est à ce stade nullement réglée.

Il ne nous appartient pas de donner le détail, mais la présence des auteurs et de leur société d’auteurs apporterait une légitimité à toute cette opération, en lui ôtant ce qui pourrait l’identifier à une simple mise sur le marché des bonnes archives… Il est d’autant plus important de s’appuyer sur eux que les historiens formés à l’étude de ce type d’archives sont plutôt rares, pour le moment.

C’est d’ailleurs ce que l’INA, Institut national de l’audiovisuel (France) a fait, confrontée à la même situation, à savoir créer un immense fonds d’archives de radio et de télévision.

Toute cette affaire nous concerne puisque comme tous ceux qui ont collaboré avec la RTBF, nous y avons laissé en dépôt des œuvres et des programmes dans lesquels nous nous sommes profondément engagés, les uns divertissants, d’autres de sang et de larmes. Nous nous félicitons que notre activité soit reconnue et valorisée par toute une gamme d’utilisations nouvelles de nos films et vidéos, il est préférable qu’ils tournent et soient diffusés plutôt que de stagner dans des caves. Mais pas comme archive anonyme : nous voulons que notre signature soit respectée en cas de vente ou de rediffusion, la nôtre ainsi que celles de nos collaborateurs. D’importantes questions éthiques et de droit à l’image vont se poser.

Que nous soyons informés du suivi de l’exploitation de ces œuvres et que la RTBF nous garantisse un accès privilégié à ces dernières sous forme de copies DVD, etc. Tout ceci relève du droit moral des auteurs et nous demandons que son respect soit consigné dans les statuts de la société qui sera constituée à l’automne, ainsi que le respect des autres droits qui feront l’objet de négociations plus complexes. Nous souhaitons que le dynamisme ne fasse pas l’économie de la réflexion ; que l’ampleur de la tâche ne fasse pas négliger son sens profond.

Cet archivage partiel est peut-être une manière pour la RTBF de se dire que cette fiction n'a peut-être pas réellement existé.

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Tout ça ne nous rendra pas la Belgique / Philippe Dutilleul © RTBF

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21 août 2008

Biggest

Cette semaine, après avoir visionné The Dark Knight, nous avons utilisé - pour la deuxième fois en deux ans - la carte que mon employeur a offert à tous ses petits soldats.

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Non, vous ne rêvez pas !

Il s'agit bien d'une carte qui donne droit à 10% de réduction dans un GB-Quick comme on disait quand j'étais gosse* (je prenais alors un réel plaisir à tremper mes frites dans du Cacolac**). J'ignorais qu'une telle carte d'entreprise existait avant d'avoir la mienne et j'ai eu beaucoup de mal à croire l'email m'informant qu'elle m'attendait avec mes chèques repas.

Quel est l'employeur qui donne une telle carte à ses employés?

Comment est-ce possible?

super_size_me_postersDommage qu'à l'époque où j'étais addict à la cigarette, une telle carte de réduction n'existait pas pour les clopeurs dont je faisais partie. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : Inciter les gens à participer à un des fléaux du XXIe siècle, les complaire dans un de leurs vices. Pour ceux qui ne seraient pas convaincu (et pour les autres aussi d'ailleurs), visionnez Super Size Me et on en reparlera. Attention, âmes sensibles, abstenez-vous car vous ne regarderez plus jamais votre Hamburger de la même manière.

 

 

 

"Look after the customer and the business will take care of itself"

Ray Kroc
Mc Donald's founder

 

Qu'on se rassure, Quick et McDo ne sont pas comparables. Non, non ! Chez Quick, on donne des conseils nutritionnels (chez Mc Do aussi plus que probablement mais ça fait trop longtemps que je n'y suis pas allé pour pouvoir l'affirmer avec certitude). Il ont même accroché de grands panneaux aux murs. C'est promis, si j'y retourne, je reviendrai avec des photos de ceux-ci. Une dernière chose, allez faire un tour sur le site de Quick.be et cliquez sur l'onglet Culture Quick. Vous ne serez pas déçu de la vision du concept Culture chez Quick et après tout ça, on s'étonnera de voir un bambin débarquer à la bibliothèque et demander de la culture (si vous savez sur quel blog il y avait cette anecdote, je me ferai un plaisir d'ajouter un lien vers celle-ci).

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Avant - après © Jamie Oliver

En face de toute cette crasse, je souhaiterais pointer quelqu'un dont la démarche est tout aussi commerciale mais qui a le mérite de tenter, à sa manière, de faire évoluer les choses dans le bon sens : Jamie Oliver.
Ses émissions sur la Junk Amnesty School sont, à l'instar de Super Size Me, à voir, à revoir et à montrer à tous et toutes.

Mais qu'on ne se trompe pas, comme dirait mon nutritionniste préféré :

Au pays du soleil levant (et en Chine aussi), la revanche de Pearl Harbour a déjà sonné...

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Les enfants chinois obèses en ligne de mire des bureaux de la santé
© Chine Informations


Sur ce, je vais prendre mon petit déjeuner. Bon appétit à tous.

*Pour la petite histoire et pour prouver que je ne suis pas si ringard que ça quand je dis GB QUICK, Quick Restaurants est toujours le propriétaire de ce nom et ce jusqu'en 2010 au moins. Cliquez ici si cela vous intéresse.
**Attention pour éviter toute méprise, je tiens à préciser que je parle bien du Coca Cola et pas de la boisson lactée au chocolat, le Cacolac dont je viens de découvrir l'existence !


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